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Lavage de cerveau
Le lavage de cerveau est la 2eme raison qui nous pousse à consommer. Comprendre cette propagande requiert de d’abord examiner les puissants effets des stimuli supranormaux. Nos cerveaux ne sont tout simplement pas prêts pour la création d’un “harem en ligne”, nous permettant de profiter de plus de partenaires en 15 minutes que nos ancêtres n’en ont eu durant plusieurs vies.
Il y a eu nombre de mauvais conseils dans le passé, comme par exemple celui qui prétend que la masturbation rend aveugle. Ceci ajouté aux autres épouvantails mensongers, ont eu l’effet inverse de celui désiré. Les fausses conceptions comme celles-ci sont légitimes à être discréditées par la science. Mais le bébé a été jeté avec l’eau du bain, puisque depuis notre enfance, ce sont nos subconscients qui sont bombardés de messages et d’imageries sexuelles, des magazines aux publicités qui insinuent toujours plus à la limite de l’obscène. Certains clips musicaux sont extrêmement démonstrateurs... Mais ne désespérez pas : faites-en un jeu, et tâchez d’identifier les composants utilisés pour susciter une réaction subconsciente : est-ce le caractère choquant? La nouveauté? Les couleurs? La taille? Le tabou? La nostalgie? etc... Un tel jeu peut également être enseigné aux jeunes adolescents comme un moyen efficace d’éducation.
Le raisonnement scientifique
La publicité existe de l’autre côté : les troubles sexuels, la perte de motivation, préférer le porno virtuel aux vrais filles, les communautés comme celles de YourBrainOnPorn ou stopfap.org (note du traducteur : excellent site français pour tenir un journal de son combat contre la PMO), mais tout cela ne permet pas aux gens d’arrêter efficacement. Si on s’en tenait à la logique simple de considérer les désavantages nombreux, ils le devraient, pourtant. Mais pourtant, ce n’est pas le cas. Même les risques liés à la santé qui sont listés dans des études de renommée sur YourBrainOnPorn ne sont pas suffisants pour empêcher un adolescent de s'immiscer dans ce monde cauchemardesque.
De façon assez ironique, la part la plus grande de cette confusion est créée par l’utilisateur lui-même. Il est faux de dire que les consommateurs sont faibles de volonté ou physiquement faibles.Il faut être fort physiquement pour supporter une addiction telle quelle après avoir appris son existence. Peut-être que l’aspect le plus douloureux est qu’ils se placent comme des individus en échec social et en introvertis que tout le monde rejetterait. C’est plus probable qu’un ami soit plus intéressant et investi en personne que s’il n’avait pas sédaté son corps et son esprit à coup de PMO juste avant.
Les problèmes de la Méthode “Volonté”
Les utilisateurs qui tentent de quitter avec la méthode “Volonté” blâment leur manque de volonté et ruinent leur tranquillité d’esprit ainsi que leur bonheur. C’est une chose d’échouer dans la discipline de soi, et une autre de se détester soimême. Après tout, il n'existe aucune loi qui requiert d’être tout le temps au garde à vous avant le sexe, convenablement excité pour pouvoir satisfaire votre partenaire. Nous travaillons ici sur une addiction, pas une habitude, et à aucun moment il n’est nécessaire de mener un combat dans sa tête pour arrêter une habitude comme par exemple un sport, mais de faire cela avec le porno est normalisé, pourquoi?
L’exposition constante aux stimuli supra-normaux réarrange votre cerveau, développer une résistance à ce lavage de cerveau est donc crucial, comme si vous achetiez une voiture d’occasion dans un petit garage : acquiescer poliment mais ne pas croire un mot de ce que l’homme vous dit. Donc n’allez pas croire que vous DEVEZ avoir autant de sexe que possible, le tout étant exceptionnement satisfaisant, et utilisant du porno en son absence.
Ne jouez pas le jeu du “porno safe” non plus, le petit monstre a inventé ce jeu pour vous appâter. Est-ce que le porno amateur est régulé par une quelconque autorité? Les sites porno récoltent des données via leurs utilisateurs et les utilisent pour satisfaire les besoins de leur public? S’ils voient une montée dans une certaine catégorie, ils se dépêcheront de sortir du contenu lié à cette catégorie et ce le plus vite possible. Ne soyez pas trompés par le côté “éducatif” ou les clips “safes”. Commencez par vous poser la question : “Pourquoi est-ce que je le fais? En ai-je VRAIMENT besoin?”
Bien sûr que NON : vous n’en avez PAS besoin !
La majorité des utilisateurs jurent qu’ils ne regardent que du contenu statique et du “porno soft” et que par conséquent ils ne sont pas touchés par les désavantages du porno. C’est tout sauf vrai, ils tirent sur la laisse, se battant avec leur volonté pour résister à la tentation. Si répété trop souvent et trop longtemps, cela affectera grandement leur volonté et ils commenceront à échouer dans d’autres projets de vie ou la volonté est d’un grand secours, comme le sport, les rencontres, les régimes, etc... L'échec dans ces milieux les fera se sentir misérables et coupables, créant une réaction en chaîne les poussant à retomber dans le porno. Si cela n’est pas fait, ils relâcheront leur colère et leur dépression sur leurs proches.
Une fois que vous devenez addict au porno, le lavage de cerveau est augmenté considérablement. Votre esprit subconscient sait que le petit monstre doit être nourri, bloquant tout le reste. C’est la peur qui empêche les gens de quitter, la peur du ce se sentiment d’insécurité et de vide qu’ils ont quand ils arrêtent d’inonder leur cerveau avec de la dopamine. Juste parce que vous n’êtes pas au courant de ça ne veut pas dire que ce n’est pas là. Vous n’avez pas besoin de comprendre cela plus qu’un chat n’a besoin de comprendre où les tuyaux d’eau chaude se trouvent, le chat sait juste que s’il se pose à un certain endroit, il aura chaud.
La passivité
La passivité de nos esprits et la dépendance de l’autorité qui nous lave le cerveau est la première difficulté à combattre quand il faut quitter le porno. Cela vient de notre implication dans la société, renforcée par la propagande sur notre addiction et combinée avec nos contacts de la vie de tous les jours : amis, proches, collègues... La phrase “abandonner le porno” est un exemple classique du lavage de cerveau, qui implique un véritable sacrifice. La vérité est qu’il n’y a rien à abandonner : au contraire, vous vous libérez d’une terrible maladie et bénéficiez d’incroyables effets positifs. Nous allons commencer à détruire ce lavage de cerveau désormais, en commençant par ne plus référencer le terme “abandonner”, le préférant à “arrêter”, “quitter” ou peut-être le terme le plus adapté à la situation : “s’échapper”!
La seule chose qui nous persuade de consommer du porno initialement, c’est parce que l’autre le fait aussi, provoquant le sentiment que l’on rate quelque chose. Nous travaillons dur pour nous rendre accros, et pourtant nous ne trouvons jamais ce qui nous à fait rentrer là-dedans initialement. Chaque fois que nous voyons un nouveau clip, nous nous rassurons qu’il y a peut-être autre chose de nouveau à l’intérieur, car sinon personne ne le ferait et le business ne serait pas si florissant. Même quand ils arrêtent, les non-utilisateurs ressentent un manque quand une discussion approchant même de loin le sujet du sexe a lieu dans un cercle social. “C’est probablement bon si tous mes amis en parlent, n’est-ce pas? Existe-t-il des images gratuites sur le Net?” Se sentant en confiance, ils consomment juste “une petite dose” le soir-même, et d’un coup d’un seul, les revoilà devenus addicts.
Le lavage de cerveau est extrêmement puissant et vous devez prendre conscience de ses effets. La technologie continue de s’améliorer et le futur nous fournira des sites de plus en plus rapides et des méthodes d’accès de plus en plus simples. L’industrie du porno investit des millions dans la réalité virtuelle pour que cela devienne la prochaine mode. Nous ne savons pas vers où nous nous dirigeons, non équipés pour faire face à la technologie actuelle ou à venir.
Nous sommes prêts à détruire le lavage de cerveau, ce n’est pas le non-utilisateur qui est privé de quoi que ce soit, mais bien l’utilisateur qui abandonne une vie de: - Santé - Énergie - Prospérité - Tranquillité d’esprit - Confiance en soi - Courage - Respect de soi - Bonheur - Liberté
Que gagnent-ils de ces sacrifices considérables? ABSOLUMENT RIEN, exception faite de l’illusion que leur addiction leur permet de revenir à cet état de tranquillité et de confiance dont le non-utilisateur profite chaque jour.
Les sensations de manque
Comme expliqué précédemment, les utilisateurs pensent qu’ils consomment du porno pour leur plaisir personnel, pour se relaxer ou d’autres excuses. La véritable raison est celle de contrer les effets du manque. Notre subconscient commence à faire le lien entre porno, masturbation et plaisir. Alors que nous devenons de plus en plus accros, le besoin de satisfaire le manque augmente et le piège se referme de plus en plus, plantant ses dents dans notre chair et nous tirant un peu plus chaque fois vers les tréfonds. Ce processus est si lent que personne ne s’en rend véritablement compte, la majorité des utilisateurs les plus jeunes ne réalisent pas qu’ils sont addicts avant d’essayer d’arrêter, et même à ce moment-là, peu oseront l’admettre.
Lisez donc cette conversation qu’un thérapeute a eu avec des centaines d’adolescents.
Thérapeute : "Réalisez-vous que le porno est une drogue et que la seule raison pour laquelle vous en consommez est parce que vous ne pouvez pas arrêter?”
Patient : “Mensonges! J’aime ça. Si je n’aimais pas ça, j’arrêterais.”
Thérapeute : “Alors essaie donc d’arrêter pendant une semaine pour me prouver que tu n’es pas addict.”
Patient : “Pourquoi faire? J’aime ça. Si je voulais arrêter, je le ferais.”
Thérapeute : “Arrête juste une semaine pour me le prouver, alors.”
Patient : “Quel intérêt? J’aime ça?”
Comme dit précédemment, les consommateurs préfèrent soulager le manque à des moments de stress, d’ennui, de concentration ou une combinaison de ceux-ci. Dans les chapitres suivants, nous allons cibler précisément ces aspects du lavage de cerveau et les annihiler une bonne fois pour toutes.
Traduit par Delawarde