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Aider ceux qui souffrent aussi
Les utilisateurs de porno paniquent actuellement, sentant des changements dans la façon avec laquelle le porno est perçu par les hommes et les femmes. La nature addictive du porno est étudiée de plus en plus, maintenant considéré bien différent de ce qui se faisait quand Internet n’existait pas. Le degré de facilité avec lequel chacun peut accéder à ces contenus est alarmant même dans l’esprit de ceux qui supportent le porno. Ils sentent aussi que leur croisade pour la liberté d'action et de pensée est prise en otage par des éléments divers. Cette terre sauvage qu’est l’internet non supervisé rend pratiquement impossible de contrôler l’âge de ceux qui viennent s’abreuver de stimuli supra-normaux. Il est dommage que cela ne soit pas prévu de changer dans un futur proche, mais des centaines de milliers d’utilisateurs arrêtent, avec la majorité des addicts conscient des études montrant un lien entre le porno et les autres addictions aux drogues. Chaque fois qu’un utilisateur quitte le bateau en train de couleur, ceux qui restent se sentent de plus en plus misérables.
Chaque utilisateur sait instinctivement qu’il est ridicule de s'auto-saboter et de perdre leur temps en face d’une grille de pixels, inondant leur cerveau et développant des connexions neuronales garantissant de mauvaises performances sexuelles en même temps. Si vous ne croyez toujours pas que cela est idiot, essayez de parler à un magazine porno se tenant au centre de la ville ou vous habitez et demandez-vous ou la différence se trouve. Une seule, en vérité. Vous ne pouvez pas tirer du plaisir dans l’intimité de cette façon. Si vous pouvez ne pas acheter de cigarettes ou d‘alcool à chaque fois que vous allez au supermarché, vous pouvez ne pas regarder de porno tout autant. Les utilisateurs n’arrivent pas à trouver de raisons rationnelles justifiant leur consommation de porno, mais ils ne se sentent pas si étranges si d’autres personnes le font également.
Les utilisateurs aiment à mentir ouvertement sur leurs habitudes, pas seulement aux chercheurs et aux gens autour d’eux, mais surtout à eux-mêmes. Ils en ont besoin, le lavage de cerveau est essentiel s’ils veulent garder un minimum d’estime de soi. Ils ressentent le besoin de justifier leur "habitude" non seulement à euxmêmes mais aux non-utilisateurs. Ils font la pub gratuite des avantages illusoires du porno avec des moyens subtils.
Si un utilisateur quitte le porno avec la méthode volonté, il se sentira toujours privé de quelque chose, créant de la frustration. Tout ce que cela fait est de confirmer le biais cognitif des utilisateurs qui voient en cela une raison de ne pas quitter. Si l’exutilisateur parvient à tuer l’addiction, ils seront heureux de ne plus avoir à passer leur vie à s’auto-mutiler ou de perdre de l’énergie et n’auront pas besoin de se justifier. Rappelez-vous, c’est la peur qui garde la tête des utilisateurs dans le sable, qui ne questionnent leur comportement qu’au moment d’arrêter. Aidez l’utilisateur en lui faisant faire disparaître ses peurs. Dites-leur à quel point la vie est merveilleuse quand on a pas besoin de la passer dans une prison mentale, comment il est agréable de se lever le matin en se sentant bien et en bonne santé au lieu de manquer d’énergie et d’ambition, comment il est génial d’être libéré de l’esclavage, de pouvoir apprécier la vie et d’être débarrassé de ces ombres noires. Ou encore mieux, faites-leur lire ce livre.
Il est essentiel de ne pas faire la morale à un utilisateur marié en lui disant qu’il ruine sa vie de couple à cause du porno. Il y a une idée reçue généralisée que l’exutilisateur est pire dans cet aspect. Ce mythe peut avoir de la substance, mais est généralement lié à la méthode volonté. parce que l’ex-utilisateur, bien qu’ils aient chassé l’addiction, gardent une part du lavage de cerveau en eux et pensent encore qu’ils ont fait un sacrifice. Ils se sentent vulnérables et leurs défenses naturelles sont d’attaquer l’utilisateur de porno.
Cela augmentera peut-être l’égo de l’ex-utilisateur, mais cela n’aidera en aucun cas le pauvre utilisateur. Tout ce que cela aura pour conséquence est de les mettre face au mur, les faisant se sentir encore plus misérables et augmentant par conséquent leur désir envers le porno salvateur. Bien que les récents changements dans le milieu médical en ce qui concerne les effets du porno sont la raison principale pour laquelle la majorité des utilisateurs se mettent à quitter, cela ne rend pas la tâche plus simple pour autant. En vérité, cela rend la chose plus dure encore. Beaucoup d’addicts aujourd’hui croient qu’ils arrêtent pour des raisons de santé. Ce n’est pas complètement vrai.
Bien que les nombreux risques pour la santé sont logiquement la raison première qui pousse les addicts à quitter, les utilisateurs ont saboté leur virilité pendant des années et ce savoir n’a pas eu la moindre différence. La vraie raison de pourquoi les addicts quittent est parce que la société commence tout juste à considérer le porno pour ce qu’il est vraiment : une addiction. Les sociétés changent lentement, beaucoup de partenaires vous demanderont maintenant ce que vous faites sur votre PC en plein milieu de la nuit.
L’illégalité du porno dans certains pays ou des zones sans accès à Internet sont des exemples classiques du dilemme de l’utilisateur en voyage. Ils pensent que cela va les aider à mesurer leur consommation. Le résultat étant qu’après un jour ou deux, qu’ils n’apprécient pas, ils finissent par s’abstenir pour une semaine entière. Durant cette période d’abstinence forcée, ils sont non seulement mentalement privés de leur récompense habituelle, et leur corps en veut également. La visite du harem sera tellement merveilleuse quand ils rentreront chez eux !
Les abstinences forcées n’aident pas à réduire la consommation car les utilisateurs compensent toujours avec plus quand ils peuvent enfin y avoir accès. Tout ce que cela fait est de renforcer l’image précieuse du porno dans l’esprit de l’addict. L’aspect le plus frustrant de cette abstinence forcée est son effet sur les adolescents. Nous autorisons les preneurs d’otage de la “liberté d’expression”, les producteurs de porno, à prendre pour cible les pauvres adolescents dans l’objectif de les rendre accro. Ensuite, dans la période la plus stressante de toute vie, ils voudront plus que jamais leur porno pour se “détendre”, et nous venons le leur enlever des mains à cause du mal qu’ils se font à eux-mêmes.
Beaucoup sont incapables de faire ainsi et sont forcés, bien que ce ne soit pas de leur faute, de souffrir d’un complexe de culpabilité pour le restant de leurs jours. Certains réussissent et sont heureux de le faire, pensant “Très bien, je le ferai une dernière fois puis après je serais guéri de toute façon”. Puis vient la douleur et la peur de trouver un travail et les autres problèmes d’adultes, suivi par le plus gros pic de leurs vies : trouver un travail. La peur et la douleur sont terminées, et un sentiment de sécurité s'installe, l'ancien système de déclenchement fait son retour. Une partie du lavage de cerveau est toujours présente et avant que l’odeur du nouvel attirail de travail ne soit partie, l’utilisateur se trouve aux limites du harem en ligne. La situation bloque le sentiment pervers de son esprit, ils n’ont aucune intention de redevenir accro, mais une seule petite dose ne fera aucun mal, n’estce pas...? Trop tard! Le revoilà addict.
La vieille plainte du petit monstre recommencera alors, et même s’ils ne redeviennent pas accro la première fois, la dépression post-branlette finira de les achever. C’est étrange de voir que bien que les addicts à l’héroïne sont vus comme des criminels par la loi, la réponse de la société est d’aider ces individus. Adoptons la même attitude envers les utilisateurs de porno. Ils ne le font pas parce qu’ils le veulent, mais parce qu’ils pensent qu’ils doivent le faire. Contrairement aux addicts à l’héroïne, ils ont à souffrir durant des années une torture mentale et physique. On dit toujours qu’une mort rapide est meilleure qu’une mort lente, donc n’enviez pas l’utilisateur de porno, il mérite votre pitié et votre aide.
Traduit par Delawarde