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Pourquoi est-ce difficile d’arrêter?

Tous les utilisateurs sentent qu’une sorte de démon les possède. Dans les premières phases de l’addiction, c’est une simple question de “Je vais arrêter, mais pas aujourd’hui”, mais au fil du temps on se dit que l’on manque de volonté pour s’en sortir ou qu’il y’a quelque chose d’inhérent au porno qu’il nous faut pour pouvoir profiter de la vie. L’addiction à la pronographie est comparable à l’escalade d’un trou aux parois glissantes : alors que vous approchez du sommet, vous voyez enfin le Soleil, mais vous glissez inexorablement quand votre mental s’affaiblit. Au final, vous allumez votre navigateur, et alors que vous vous masturbez, vous vous sentez minable et essayez de comprendre pourquoi vous avez besoin de le faire.

Demandez à un utilisateur : “Si tu pouvais revenir dans le temps avant que tu ne sois accro au porno, avec les connaissances que tu possèdes aujourd’hui, deviendrais-tu un utilisateur?”

“Jamais de la vie!” sera sa réponse.

Demandez à l’utilisateur confirmé, quelqu’un qui défend le porno et ne crois pas qu’il y ait quelconques désavantages, dangers au cerveau ou aux récepteurs de dopamine: “Est-ce que tu encouragerais ton enfant à visionner du porno?”

“Jamais de la vie!” sera encore une fois sa réponse.

Le porno est une bien étrange énigme. Comme dit précédemment, le problème n’est pas d’expliquer pourquoi il est facile d’arrêter, c’est d’expliquer pourquoi c’est difficile. Le vrai souci est d’expliquer pourquoi tout le monde le fait après avoir appris les effets graves au niveau neurologique. Une partie de la raison pour laquelle nous démarrons est à cause des dizaines de millions qui sont déjà dedans, bien que tout ceux qui souhaitent ne jamais avoir commencé nous disent que c’est comme vivre sa vie en arrière-plan, incapable d’atteidnre son vrai potentiel. Il nous est difficile de croire qu’ils apprécient tout cela. Beaucoup d’entre nous l’associent avec la liberté et le fait d’être “éduqué sexuellement”, et travaillons dur pour être accros nous-mêmes. Nous passons alors le restant de nos jours à dire aux autres de ne pas tomber dedans et d’essayer de détruire l’addiction qui nous affecte.

Nous passons aussi une partie significative de notre temps à nous sentir misérables et malheureux. Nous “éduquer” avec les stimuli supranormaux nous fait au final préférer et revenir vers ces images et vidéos froides, même quand de vrais expériences sont disponibles! Avec le jeu de va-et-vient constant que fait notre taux de dopamine altéré par la PMO, nous nous condamnons à une vie d’irritabilité, de colère, de stress, de fatigue et de dysfonctionnement sexuel. Utilisant le porno, dépourvu des meilleurs parties du véritable sexe et de la connection intime, nous finissons par nous sentir misérables et coupables.

En vérité, lire à propos de la pornographie et de ses facettes addictives et destructrices ici ou sur d’autres sites nous rend encore plus nerveux et péssimiste. Quel genre de hobby est fait de telle façon à ce que l’on veuille ne pas en faire quand on en fait, et que l’on veuille faire lorsqu’on en fait pas? Les utilisateurs se détestent encore un peu plus chaque fois qu’ils lisent sur l'hypofrontalité et la désensibilisation, chaque fois qu’ils utilisent du porno dans le dos de leur partenaire, chaque fois qu’ils n’arrivent pas à pratiquer leur sport après une séssion journalière. Un être humain pourtant intelligent et rationnel passe alors ses journées dans un vide indescriptible. Mais pire encore, qu’est-ce que les utilisateurs obtiennent en échange de devoir endurer la vie avec toutes ces ombres noires dans le recoin de leur esprit? ABSOLUMENT RIEN!

Vous penserez peut-être “C’est bien beau tout ça, je le sais déjà, mais une fois que t’es là dedans c’est presque impossible d’en sortir.”. Mais pourquoi est-ce si difficile? Certains disent que c’est à cause des effets dûs au manque, mais comme vous allez bientôt l’apprendre, les vrais effets de manque sont si faibles que vous devez savoir qu’une grande partie d’addicts à la PMO ont vécu et sont morts sans réaliser qu’ils étaient littéralement drogués.

Certains diront aussi que, étant donné que le prono sur internet est gratuit, tout le monde devrait profiter de cette aberration, mais c’est faux. Il s’agit bien d’une addiction qui fonctionne comme n’importe quelle autre drogue. Demandez à un utilisateur qui ne jure qu’il n’apprécie que le contenu “érotique” comme des magazines Playboy s’ils ont déjà une seule fois touché a un “vrai porno”, et si completement honnêtes, ils avoueront les rares fois ou ils ont traversé le Rubicon, au lieu de ne rien utiliser du tout.

Le plaisir n’a également rien à voir avec tout ça : j’aime manger des écrevisses, mais je ne suis jamais allé à un point ou je sentais le besoin profond d’en manger tous les jours. Les bonnes choses de la vie, on les apprécie quand on les a, mais on ne reste pas assis à se sentir en manque quand on ne les a pas.

Certains disent : “C’est éducatif!” Donc, quand est-ce que tu recevras ton diplôme? “C’est de la satisfaction sexuelle!" Donc pourquoi le faire tout seul au lieu de trouver un partenaire et de l’apprécier à plusieurs? “Cela me permet de me détendre” Se détendre du stress de la vraie vie? Le porno n'enlèvera jamais la source de ton stress, mais au contraire y contribuera grandement.

Beaucoup croient que le porno empêche l’ennui, ce qui est également fallacieux.

L’ennui est un état d’esprit. Le porno vous habitue à toujours rechercher la nouveauté en un rien de temps, vous rendant plus sensible à l’ennui, et ce jusqu'à ce que vous participiez au jeu malsain de chercher la scène ou l’image parfaite. Tout cela causera votre cerveau à toujours rechercher de la nouveauté, partout, tout le temps (et plus c’est choquant et déviant, mieux c’est).

D’autres disent qu’ils ne le font que parce que leurs amis le font, et que tous ceux qu’ils connaissent le font également. Si tel est le cas, priez pour que vos amis ne commencent pas à couper leur tête pour guérir un mal de crâne! La majorité des utilisateurs qui prennent tout cela en compte finiront par penser que ce n’est qu’une simple “habitude”. Cela ne permet pas d’expliquer ou de rationaliser le problème, mais alors que l’utilisateur non-averti aura automatiquement discrédité les véritables explications, il ne lui restera plus que cela comme raison. Malheureusement, c’est tout à fait illogique. Chaque jour de nos vies nous prenons et nous nous défaisons d’habitudes, certaines d’entre elles étant agréables. Nous avons été victimes d’une propagande qui veut nous faire croire que la PMO est une habitude et que les habitudes sont difficiles à rompre.

Les habitudes sont-elles vraiment difficiles à rompre? Les automobilistes en France ont l’habitude de conduire du côté droit de la route, mais pourtant, quand ils se rendent au Royaume-Uni, ils sont bien capables de casser leur habitude pour rouler à gauche sans trop de problèmes. Il est honteusement erroné de dire que les habitudes sont difficiles à rompre. Nous créons et cassons des habitudes chaque jour. Alors pourquoi diable trouvons-nous difficile de rompre une habitude qui nous déprime quand on ne la fait et coupable quand on la fait, une que l’on aimerait casser de toute façon, quand tout ce que nous avons à faire est juste de l’arrêter?

La réponse à tout cela est que le porno n’est pas une habitude, c’est une addiction! C’est pour cela qu’il semble si difficile de s’en défaire. Beaucoup d’utilisateurs ne comprennent pas les mécanismes fondamentaux de l’addiction et pensent qu’ils tirent un réel plaisir de la PMO. Ils pensent qu’ils commettent un sacrifice en quittant...

La magnifique vérité est que lorsque vous comprenez la vraie nature de l’addiction au porno ainsi que les raisons qui vous poussent à l'utiliser, vous vous libérez immédiatement, juste comme ça. En 3 semaines, le seul mystère qu’il subsistera sera de savoir pourquoi vous avez un jour trouvé la consommation de porno nécessaire pendant aussi longtemps que vous l’avez été et pourquoi vous n’arrivez pas à persuader les autres du caractère merveilleux d’être un non-utilisateur!

Le piège le plus sournois

Le porno internet est le plus subtil et sinistre piège que l’homme et la nature se sont alliés pour créer. C’est le seul piège naturel dont la préparation ne requiert aucun travail compliqué. Certains d’entre nous sont même alertés du danger, mais il nous est difficile de concevoir que l’on ne tire aucun plaisir de cette pratique. Mais qu’estce qui nous fait tomber dans le piège en premier lieu? Typiquement, des échantillons gratuits des amateurs et des professionnels qui les partagent. C’est ainsi que le piège est enclenché, votre première “dose” est de piètre qualité, avec la majorité des miniatures sur les sites porno étant mal faites ainsi que les clips maison de modèles inconnues. Si l’expérience du pur novice était celle de d’actrices parfaites et de beautés professionnelles, alors la sonnette d’alarme de son cerveau s’activerait.

A cause de cette première expérience étrange, nos jeunes esprits se rassurent et pensent qu’ils ne deviendront jamais addicts, pensant que, parce que cela ne nous plait pas, que l’on peut arrêter dès que désiré. En tant qu’humains intelligents, nous comprenons alors peu à peu pourquoi la moitié de la population adulte est systématiquement addicte à quelque chose qui les empêche de réaliser les choses qu’ils passent pourtant des heures à regarder chaque semaine voir chaque jour. La curiosité nous amène de plus en plus près du pas de la porte, mais nous restons encore à ce stade éloignés de certains contenus, pensant qu’ils nous rendront malades. Et si jamais le novice a le malheur de cliquer accidentellement dessus, sa seule envie sera de fuir la page aussi vite que possible.

Nous passons alors le restant de nos jours à essayer de comprendre ce qui nous a poussé à faire tout cela, à conseiller à nos enfants de ne jamais y toucher, et à des intervalles irrégulières tenter de nous en échapper. Le piège est conçu de telle façon à ce que seul un incident (soit-il professionnel, familial, sexuel...) ou le sentiment général de ne pas être satisfait de la vie puisse nous pousser à tenter de s’en libérer. Dès que nous nous arrêtons, le stress s’accumule dû aux effets de manque, étant donné que notre source d’élimination du stress est désormais coupée.

Après des jours de pur torture, on en vient à la conclusion que nous avons simplement choisi le mauvais moment pour quitter, et décidons qu’il vaut mieux attendre uen période sans stress, qui, une fois arrivée, enlève l’une des principales raisons qui voulait nous faire arrêter. Bien entendu, cette période n’arrivera jamais sachant que nous pensons tous nos vies comme des accumulateurs à stress, stress qui ne s’en va pas et continue d’augmenter. Quitter la protection du foyer parental, les responsabilités du travail, entretenir son domicile, les dettes, les enfants, de plus grandes dettes pour de plus grandes maisons et encore plus d’enfants... Tout cela est illusoire, la vérité étant que les périodes les plus stressantes de la vie d’un homme sont son enfance et son adolescence.

Il est commun de confondre “responsabilités” et “stress”. La vie d’un utilisateur, tout comme celle d’un toxicomane, devient automatiquement plus stressante parce que le porn ne détend pas du stress, comme certains voudraient le faire croire. C’est précisément l’inverse, causant l’augmentation du stress après chaque utilisation. Même les utilisateurs qui chassent l’addiction (beaucoup le font une ou plusieurs fois au cours de leur vie) peuvent vivre la plus heureuse des vies, et soudainement retomber dans l’addiction. Arpenter le labyrinthe pornographique fatigue nos esprits et nous passons le restant de nos vies à tenter de s’en échapper. Beaucoup y parviennent, avant de retomber une fois de plus dans le piège à une date ultérieure.

L’addiction à la PMO est un puzzle complexe et fascinant. Similaire à un Rubiks Cube, il est pratiquement impossible à résoudre. Mais une fois que l’on connaît la solution du puzzle, il devient aisé de le résoudre une bonne fois pour toutes ! La méthode EasyPeasy contient la solution a ce puzzle, vous sortant du labyrinthe pour ne plus jamais avoir à y retourner un jour. Tout ce que vous avez à faire est de suivre les instructions. Si vous prenez un mauvais virage, le reste des instructions sera alors inutile.

Chacun est capable d’arrêter la PMO facilement, mais nous devons d’abord établir les faits. Non, pas les faits qui sont conçus pour vous effrayer, il y’en a déjà plus qu’assez sur Internet. Si cela était suffisant pour vous faire arrêter, vous l’auriez déjà fait sans aucun souci. Mais pourquoi trouvons-nous difficile de quitter le porno et la masturbation? Répondre à cette question nécessite de connaître la véritable raison qui nous pousse à encore consommer du porno. Tout cela est réduit à deux facteurs que voici :

- La relation entre la nature du cerveau humain et un phénomène comme le porno - La propagande (lavage de cerveau, si vous préférez)

Les consommateurs de porno sont intelligents et rationnels. Ils savent qu’ils prennent d’énormes risques futurs donc ils passent leur temps à tenter de rationaliser leur “habitude”. Mais les utilisateurs de porno, au fond eux, savent qu’ils se mentent à eux-mêmes, savent qu’ils n’avaient aucun besoin d’en consommer avant de devenir accros... Beaucoup se rappellent que leur première “dose” était un mélange de révulsion et de curiosité nouvelle (malsaine?). Ils passent alors un temps précieux à filtrer les contenus, trier par catégories, télécharger des vidéos et images, noter les noms des sites, etc... Ils travaillent dur pour devenir des addicts.

De façon plus énervante, il faut savoir que les non-accros, dont beaucoup de femmes, de personnes âgées et ceux qui vivent dans des pays où l'internet hautdébit est indisponible, non seulement ne ressentent aucun manque mais trouvent en plus la situation amusante. En démontant ces facteurs dans les prochains chapitres, vous aussi serez en mesure de comprendre la nature du piège sinistre !

Traduit par Delawarde