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Les utilisateurs mesurés

Les gros utilisateurs ont tendance à envier les utilisateurs de porno occasionnels, nous avons tous rencontré ce genre de personne : “Oh, je peux passer toute une semaine sans une session, ça ne me dérange pas vraiment.” Nous souhaitions être pareil. Ça peut être difficile à croire, mais aucun utilisateur n’est heureux d’en être un. N’oubliez pas :

Aucun utilisateur n’a jamais décidé d’en devenir un, occasionnel ou non, par conséquent, Tous les utilisateurs se sentent stupides, par conséquent, Tous les utilisateurs doivent se mentir à eux-même et aux autres dans une vaine tentative de justifier leur stupidité. Les fanas de golfs se vantent souvent de la régularité à laquelle ils jouent et veulent jouer, alors pourquoi les utilisateurs se vantent d’à quel point ils se masturbent peu ? S’il s’agit là du vrai critère, alors la vraie récompense n’est pas du tout la masturbation, n’est-ce pas ?

Si quelqu’un vous dit, “Je peux tenir toute une semaine sans carottes et ça ne me dérange pas un instant.”, vous penserez que vous êtes en train de parler avec un cinglé. Si j’aimais les carottes, pourquoi je voudrais tenir une semaine sans ? Si je ne les aimais pas, pourquoi je ferais une telle déclaration ? Alors quand un utilisateur parle de survivre une semaine sans une session, il essaie de se convaincre lui-même - et vous - qu’il n’a pas de problème. Mais il n'aurait aucun besoin d’en parler s’il n’avait pas de problème. Cette déclaration se traduit donc par “J’ai réussi à survivre une semaine entière sans porno.” Comme tout utilisateur, espérant qu’après ça il pourra survivre tout le reste de sa vie. Seulement capable de survivre une semaine, pouvez-vous imaginer à quel point la session suivante lui a été précieuse, s’étant senti privé pour une semaine entière ?

C’est pourquoi les utilisateurs occasionnels sont en réalité plus accros que les gros utilisateurs, non seulement l’illusion du plaisir est plus grande, mais ils sont moins motivés à arrêter car ils passent moins de temps et sont donc moins vulnérables aux risques pour la santé. Occasionnellement, ils peuvent expérimenter des dysfonctions sexuelles, mais ne sont pas sûr de ce qui les causent et les blâment alors sur d’autres facteurs. Souvenez-vous, le seul plaisir que les utilisateurs trouvent est dans le cycle de recherche de dopamine et le soulagement du manque, comme déjà expliqué. Le plaisir est une illusion, voyez le petit monstre du porno comme une démangeaison presque imperceptible dont nous restons inconscient la plupart du temps.

Si vous avez une démangeaison permanente, la réaction naturelle est de la gratter.

Alors que les circuits de récompense deviennent de plus en plus immunisés à la dopamine et aux opioïdes, la réaction naturelle est l’edging, l’escalade et l’enchaînement des contenus, la recherche de nouveauté et de contenus choquants, etc. Il y a quatre facteurs principaux qui empêchent les utilisateurs de regarder du porno à la chaîne.

Le temps. La plupart ne peuvent pas se le permettre.

La santé. Pour soulager la démangeaison, nous devons consommer tout le contenu gratuit à disposition et plus encore. La capacité de gérer ce genre d’enchaînement varie d’un individu à l’autre, et à des moments et situations différentes dans leurs vies. Cela agit comme une restriction automatique.

La discipline. Imposé par la société ou le travail de l’utilisateur, ses amis et proches; peut-être même par l’utilisateur lui-même comme conséquence de la lutte naturelle dans l’esprit de chaque utilisateur.

L’imagination. Le manque d’imagination diminue l’impact, la nouveauté, et d’autres aspects de la vidéo d’une manière subjective.

Il est facile de voir les utilisateurs “non-occasionnels” comme faible, incapable de comprendre pourquoi les autres peuvent limiter leur “consommation”. Cependant, les gros utilisateurs devraient garder à l’esprit que la plupart des utilisateurs occasionnels sont tout simplement incapable d’enchaîner les visionnages, car cela requiert une très grande imagination et beaucoup d’endurance. Certains de ces utilisateurs qui visionnent du porno une fois par semaine et que les gros utilisateurs ont tendance à envier sont physiquement incapable de faire plus, car leur boulot, la société, ou leur propre dégoût de finir accros ne leurs permettent pas.

Il serait avantageux de donner quelques définitions.

Le Non-utilisateur

Quelqu’un qui n’est jamais tombé dans le piège mais ne devrait pas être content de lui. Il est un non-utilisateur par pure chance ou par la grâce du destin. Tous les utilisateurs sont convaincus qu’ils ne deviendront jamais accros et quelques nonutilisateurs continuent d'expérimenter via des sessions occasionnelles.

L’Utilisateur Occasionnel

Duquel il y a deux classifications de base:

  1. L’utilisateur qui est tombé dans le piège mais ne le réalise pas - n’enviez pas de tels utilisateurs. Ils goûtent simplement au nectar au bord de la plante carnivore et seront selon toute probabilité bientôt de gros utilisateurs. Souvenez-vous, tout comme tous les alcooliques étaient au début des buveurs occasionnels, tous les utilisateurs ont commencé de façon épisodique.

  2. L’utilisateur qui était précédemment un gros utilisateur, et qui pense qu’il ne peut pas arrêter. Ces utilisateurs sont les plus déplorables de tous et tombent dans différentes catégories, demandant chacune une description séparée.

L’Utilisateur “d’Une Fois par Jour”

S’ils apprécient leur droit à l’orgasme, pourquoi utiliser le porno en ligne seulement une fois par jour ? Si c’est à prendre ou à laisser, pourquoi se faire du mal ? Souvenez-vous, “l’habitude” est - en réalité - de se cogner la tête contre un mur pour se sentir apaisé en s’arrêtant. L’utilisateur “d’une fois par jour” soulage les effets du manque moins d’une heure chaque jour. Bien que fait inconsciemment, le reste de leur journée se passe en se cognant la tête contre ce mur, et ce pendant la plus grande partie de leur vie. Ils utilisent le porno une fois par jour car ils ne peuvent risquer d’être surpris, ou de toucher à leur santé neurologique. C’est facile de convaincre le gros utilisateur qu’il n’apprécie pas ce qu’il fait, mais il est bien plus difficile de convaincre un utilisateur occasionnel. Quiconque ayant fait une tentative de rationnement saura que c’est la pire des tortures, et qui garantit presque de vous garder dépendant pour le reste de votre vie.

L’Utilisateur Rejeté

Ils demandent leur droit à l’orgasme tous les jours, mais leur partenaire sexuel ne veut pas toujours répondre à leurs demande. Initialement, ils utilisent le porno en ligne pour remplir ce vide, mais en prenant l’excitant “toboggan” ils finissent piégés dans un cycle de nouveauté, de choc, d’images supranormales, etc. En fait, ils sont contents du rejet de leur partenaire puisque ça leur donne une sorte d’excuse. Si le porno en ligne vous aide tant, pourquoi s’embêter avec un partenaire ? Libérez-les plutôt. Ils ne prennent aucun plaisir dans leurs sessions quand ils doivent “supporter” leur partenaire dans leur esprit. Passé un certain point, ils veulent que leur vrai partenaire leur donne une excuse pour s’aventurer dans ces sombres coins d’internet.

L’Utilisateur au “Régime de Porno”

Egalement connu comme, “Je peux m’arrêter quand je veux. Je l’ai fait des milliers de fois !”

S’ils pensent qu’un “régime” va les aider à être motivé à trouver un partenaire, pourquoi font-ils un rationnement d’une fois tous les quatre jours ? Personne ne peut prédire le futur, et si le hasard des rencontres arrivait une heure après la session prévue ? Et si l’occasionnel “lustrage de tuyau” est bon pour relâcher la tension, pourquoi ne pas le faire tous les jours ? Il a été prouvé que la masturbation n’est pas nécessaire pour garder les organes génitaux en bonne santé et que le porno en ligne n’est pas nécessaire du tout. Même si c’était le cas, aucun “gourou” coach en séduction qui est renseigné sur les dégâts neurologiques ne recommandera de regarder du porno induisant des stimuli supranormaux. La vérité est qu’ils sont toujours accros. Même s’ils se sont débarrassés de l’addiction physiologique, ils sont toujours soumis au problème fondamental du lavage de cerveau. Ils espèrent à chaque fois qu’ils s’arrêteront pour de bon, mais très vite retombent dans le même piège encore une fois.

En fait, la plupart des utilisateurs envient ces utilisateurs “au régime” et pensent à quel point ils sont “chanceux” d’être capable de contrôler leur utilisation. Cependant, ils oublient que les utilisateurs “au régime” ne contrôlent pas leur utilisation - quand ils sont en train d’utiliser du porno, ils aimeraient ne pas l’être. Ils traversent les difficultés de l’arrêt, se sentent alors privés et tombent dans le piège à nouveau, en souhaitant que ça n'ait pas été le cas. Ils ont tous les inconvénients sans les avantages. Si vous y pensez, c’est aussi vrai dans la vie des utilisateurs quand ils peuvent avoir une session - la prenant comme acquise ou en souhaitant ne pas l’avoir eu. Le syndrome du “fruit défendu” est l’un des affreux dilemmes des utilisateurs. Ils ne peuvent jamais gagner car ils se morfondent pour un mythe, une illusion. Il n’y qu’une seule façon de gagner, arrêter de se morfondre en arrêtant le porno !

L’Utilisateur “Je Regarde Seulement des Photos/de l’Erotique/du Porno Amateur”

Oui, tout le monde fait ça au début, mais n’est-ce pas incroyable à quel point la valeur moyenne de l’impact procuré par ces contenus semble augmenter rapidement, et avant même de s’en rendre compte nous nous sentons privés (dû à la tolérance) ? La nouveauté est manquante avec les photos, alors nous assumons les conséquences avec un peu de graissage et nous descendons le toboggan vers la rancœur et la culpabilité. La pire chose à faire est d’utiliser les photos de votre partenaire (avec son consentement, bien sûr) pour se masturber. Pourquoi ? Car durant ce processus vous reprogrammer votre cerveau pour la recherche et la variété des contenus déclenchant des afflux de dopamine. Chimiquement, le toboggan du porno dans le cerveau est la DeltaFosB qui s’accumule, alors vous vous retrouverez à avoir des difficultés une fois en face de votre partenaire.

Un autre piège dans cette catégorie est le porno “amateur” et “fait-maison”. La plupart ne le sont pas et vous le savez, de plus vous n’allez pas vous arrêter sur le premier que vous voyez, continuant plutôt la recherche de contenus. Souvenez- vous, le cerveau ne recherche pas seulement l’orgasme, mais la nouveauté de la chasse qui donne au toboggan son frisson. Le contenu du porno n’est pas le problème - qu’il soit amateur ou professionnel - c’est l’afflux de dopamine dans le cerveau qui cause l’accumulation de la tolérance et la satiété. Le porno détruit les opérations normales du cerveau, la masturbation déroutant la réponse musclecerveau; l’orgasme inondant le cerveau d’opioïdes et rendant la voie neuronale plus facile à suivre pour la prochaine fois.

L’Utilisateur “J’ai Arrêté Mais J’ai une Dose Occasionnel”

Dans un sens, ces utilisateurs sont les plus pathétiques de tous. Soit ils vivent toute leurs vies en croyant se priver, ou plus souvent, leurs doses occasionnels se multiplient. Glissant doucement dans la pente descendante, tôt ou tard ils redeviennent de gros utilisateurs. Ils sont de nouveau tombés dans le piège qui les avait déjà berné autrefois.

Il y a deux autres catégories d’utilisateurs occasionnels. La première est ceux qui se masturbent sur des photos ou vidéos de la dernière sextape d’une célébrité qui fait l’actualité, ou quelque chose qu’ils ont “gardé en tête” jusqu’à chez eux après l’avoir vu “accidentellement” à l’école ou au travail. Ces personnes sont en réalité des non-utilisateurs, mais ils ont l’impression de passer à côté de quelque chose. Ils veulent participer, et la plupart d’entre nous commencent ainsi. La prochaine fois, notez qu’après un certain temps la célébrité de vos rêves ne suffit plus. Plus la cible de votre fantasme est "inatteignable", plus la sensation de manque de l’orgasme est frustrante.

La deuxième catégorie a récemment gagné de plus en plus d’attention, on la décrira le mieux en exposant un cas partagé sur internet.

Une femme a lu des histoires pornographiques sur internet pendant de nombreuses années et n’a jamais utilisé plus d’une histoire chaque nuit. Entre parenthèse, il s’agissait d’une femme dotée d’un très grande volonté. La plupart des utilisateurs se demanderaient pourquoi elle voulait arrêter en premier lieu - pointant volontiers qu’elle ne risquait aucun problème d’érection, ni d’éjaculation précoce (faux). Elle n’utilisait même pas d’images fixes, ces histoires étant bien moins choquantes que n’importe quel contenu qu’ils utilisent eux-mêmes quotidiennement.

Ils font l’erreur de voir les utilisateurs occasionnels comme plus heureux et ayant un plus grand contrôle de leur utilisation. Ils ont peut-être un meilleur contrôle, mais ne sont certainement pas plus heureux. Dans le cas de cette femme, elle n’était pas satisfaite avec de vrais relations sexuelles ni avec son partenaire, et très irritable quand elles devaient gérer la pression et le stress quotidien. Son compagnon était incapable de comprendre ce qui la troublait. Même si elle s’est convaincu de ne pas être effrayé par son utilisation en rationalisant, elle se trouvait toujours incapable d’apprécier de réels relations qui contiennent invariablement des hauts et des bas. Le système de récompense de son cerveau ne pouvait plus utiliser les déstressants normaux présents dans la vie de tous les jours à cause de l’inondation quotidienne de dopamine. La réduction de ses récepteurs résultant de ces inondations l’a rendu morose en toute circonstance. Comme beaucoup, elle avait une grande peur de la face caché de la pornographie et de son traitement des femmes - avant sa première fois. Finalement, elle fut soumise au lavage de cerveau sociétal et essaya son premier site. Contrairement à la plupart qui capitulent et deviennent de gros utilisateurs - en voyant l’odieuse violence de ces vidéos, elle résista à la glissade vers le toboggan.

Tout ce que vous appréciez dans le porno est de soulager l’envie qui a commencé avant, soit le presque imperceptible désir physique, soit la torture mentale de ne pas être autorisé à gratter la démangeaison. Le porno en ligne est en lui-même un poison, c’est pourquoi vous êtes seulement dans l’illusion de l’apprécier après des périodes d'abstinence. Comme avec la faim ou la soif, plus vous en souffrez, plus grand sera le plaisir quand elle sera finalement soulagée. Faisant l’erreur de croire que le porno est une simple habitude, ils pensent: “Si je peux le garder à un certain niveau ou seulement pour des occasions spéciales, mon cerveau et mon corps l’accepteront. Puis je pourrai continuer à l’utiliser à ce niveau ou réduire un peu plus si je le souhaite.”

Rendez cela bien clair dans votre esprit, “l’habitude” n’existe pas. Le porno est une addiction à la drogue, la tendance naturelle étant de soulager les effets du manque, pas de les supporter. Pour rester au niveau auquel vous êtes, cela demanderai une énorme discipline et volonté pour le reste de votre vie; puisque le système de récompense de votre cerveau devient de plus en plus immunisé à la dopamine et aux opioïdes, votre cerveau en demande de plus en plus, pas de moins en moins.

Alors que le porno détruit progressivement votre système nerveux, votre courage, votre confiance en vous et la maîtrise de vos pulsions, vous devenez de plus en plus incapable de résister à la réduction des intervalles entre chaque session. C’est pourquoi dans les premiers jours, c’est à prendre ou à laisser. Si nous voyons que quelque chose ne va pas, que ce soit mentalement ou physiquement, nous arrêtons, tout simplement. N’enviez pas cette femme, quand vous consommez du porno seulement une fois toutes les 24 heures cela semble être la chose la plus précieuse sur terre, le transformant en “fruit défendu”. Cette pauvre femme, pendant de nombreuses années, a été coincé en plein milieu d’une guerre sans merci.

Incapable de stopper son utilisation, tout en étant effrayée d’une escalade vers les vidéos pornographiques. Pendant 23 heures et 10 minutes chaque jour, elle devait combattre la tentation et son manque de sentiments envers son petit-ami. Faire ce qu’elle a fait lui a demandé une énorme volonté, la faisant au final tomber en larmes. De tels cas sont rares, mais pensez-y logiquement : soit il y un vrai soutien ou plaisir dans le porno soit il n’y en a pas. S’il y en a, qui veut attendre une heure, un jour ou même une semaine ? Pourquoi devriez-vous vous privé de votre soutien ou de votre plaisir pendant cet intervalle ? S’il n’y a aucun réel soutien ou plaisir, pourquoi perdre son temps en allant voir son harem en ligne ?

Voici un autre cas d’un homme qui utilisait du porno une fois tous les quatre jours, décrivant sa vie ainsi :

“J’ai quarante ans, j’ai souffert de troubles érectiles avec de vraies femmes et même en utilisant du porno, soit la plupart du temps. Ça fait longtemps que je n’ai pas eu une érection complète. Avant de commencer ce régime de porno une fois tous les quatre jours, je m’endormissais profondément après ma session. Maintenant je me réveille à chaque heure de la nuit et c’est la seule chose à laquelle je pense. Même endormi, je rêve de mes vidéos favorites. Les jours après ma session prévue, je me sens assez déprimé, le régime prenant toute mon énergie. Ma compagne me laisse seul car je suis de mauvaise humeur, et si elle ne peut pas partir alors elle ne veut pas de moi à la maison. Je part faire du jogging dehors mais je suis obsédé par la pornographie.

Le jour prévu je commence à planifier plus tôt dans la nuit, étant très irrité si quelque chose contrarie mes plans. Je me retire des conversations et renonce (seulement pour le regretter plus tard) au travail et à la maison. Je ne suis pas du genre à trop argumenter, mais je ne veux pas que le sujet ou la conversation me retiennent. Je me rappelle de fois où je me lançais dans des disputes idiotes avec ma compagne. J’attends qu’il soit 10 heures et quand il est temps mes mains tremblent de façon incontrôlable. Je ne commence pas immédiatement - puisqu’il y a de nouvelles vidéos qui ont été ajoutées - et je “fais du shopping”. Mon esprit me répète que puisque je me suis affamé pendant quatre jours je mérite une vidéo "spéciale" qui vaut le temps passé à la chercher. Finalement, j’en choisis une ou deux, mais je veux que ça dure pour que je puisse “survivre” pour les quatre prochains jours, alors je prends plus de temps pour finir le travail.”

En plus de ses autres problèmes, ce pauvre homme ne sait pas qu’il se soigne avec du poison. Tout d’abord, il souffre du “syndrome du fruit défendu” puis il force son cerveau à éliminer la dopamine. De fait, ses récepteurs de dopamine ne sont pas aussi réduit que ceux d’un gros utilisateur, mais il graisse le toboggan, naviguant et cherchant pour pouvoir faire de l’edging, pour trouver de la nouveauté, de la variété, des contenus choquants et de l’anxiété pour pouvoir survivre les quatre prochains jours. Vous voyez sûrement cet homme comme un pitoyable imbécile, mais ce n’est pas le cas. En tant qu’ancien athlète devenu ex-sergent dans la marine, il ne voulait pas être addict à quoi que ce soit. Cependant, en revenant de la guerre il s’est formé comme technicien informatique dans un programme de réhabilitation des vétérans.

En entrant dans le milieu du travail civil, il était un technicien informatique professionnel dans une banque, avec un bon salaire, et on lui donna un ordinateur pour qu’il l’emporte chez lui. C’était l’année ou de célèbres personnalités ont vu leurs vidéos pornographiques "fuitées" et le sujet fut très médiatisé. Il devint alors accro, passant le reste de sa vie en payant le prix fort et se détruisant physiquement et mentalement. S’il était un animal, il y a longtemps que la société aurait abrégé ses souffrances, et pourtant nous autorisons toujours de jeunes adolescents en bonne santé physique et mentale à devenir accros. Vous pensez peut-être que ce cas et ces comparaisons sont exagérées, mais ce cas - bien qu’extrême - est loin d’être unique. Il y a des dizaines de milliers d’histoires similaires. Pouvez-vous savoir que beaucoup de ses amis et connaissances l’enviaient pour n’utiliser du porno qu’une fois tous les quatres jours ? Si vous pensez que ça ne pourrait pas vous arriver, arrêtez de vous faire des illusions.

ÇA VOUS ARRIVE DÉJÀ.

Comme les autres addicts, les utilisateurs de porno sont des menteurs notoires, même envers eux-même. Ils doivent l’être. La plupart des utilisateurs cèdent bien plus souvent et en bien plus d’occasions qu’ils ne veulent bien l’admettre. Beaucoup de conversations avec des utilisateurs se limitant à deux fois par semaine les verront admettre qu’il l’on fait plus de trois ou quatre fois cette semaine. Lisez sur Reddit, NoFap et d’autres forums les histoires d’utilisateurs occasionnels en abstinence, et vous verrez qu’ils comptent les jours ou attendent d’échouer. Vous ne devez pas enviez ces utilisateurs occasionnels, vous n’avez pas besoin d’utiliser du porno non plus, la vie est infiniment plus douce sans. Prenez le post qui suit :

"Ça a commencé avec un simple défi de ne pas toucher mon bazar pour un jour et d’en être incapable. Je ne pense plus à la masturbation désormais, ça ne me traverse pas l’esprit. C’est possible, je vous le promets. Les bénéfices qui attendent ceux qui le peuvent - ils sont incroyables.”

Les adolescents sont généralement plus difficiles à guérir, non pas car ils trouvent plus difficile d’arrêter, mais car ils ne se pensent pas accros ou aux premiers stades du piège. Étant en général sous l’illusion qu’ils auront stoppé automatiquement avant le deuxième stade.

Les parents des enfants qui détestent le porno en ligne ne devraient pas avoir une fausse impression de sécurité. Tous les enfants détestent les mauvais côtés du porno avant de devenir accros. A un certain moment, c’était également votre cas. Ne vous faites pas non plus avoir par les campagnes de prévention par la peur, le piège n’a pas changé. Les enfants savent que le porno en ligne est un stimulus supranormal, mais savent aussi qu’une “visite” ou “dose” ne suffira pas. A un moment ils peuvent être influencés par leur partenaire, un camarade de classe, ou un collègue de travail.

S’il vous plaît, ne devenez pas complaisant dans cette affaire. L’échec de la société à empêcher les adolescents de devenir dépendants au porno en ligne et aux autres drogues est peut-être la plus perturbante facette de cette addiction. Le cerveau des adolescents est bien plus malléable, et il est nécessaire de les éduquer et les protéger. Si vous ne savez pas où commencer, une bonne référence est le livre YourBrainOnPorn pour s’éduquer sur les neurosciences. Même si vous suspectez que votre adolescent soit déjà accros, le livre procure une compréhension fondamentale pour aider quelqu’un à y échapper. Je recommande ce livre !

Traduit par Gargatron