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Attention au rationnement
Beaucoup d’utilisateurs se résolvent à rationner leur consommation comme pour une marche d’escalier vers l’arrêt définitif, ou alors comme une tentative de contrôler le petit monstre. Certains recommandent un rationnement ou une consommation de porno “soft” comme une étape simple. Mais utiliser le rationnement pour tenter d’arrêter est en réalité fatal. C’est tous ces essais de rationnement qui nous gardent piégés pour le restant de nos jours. Généralement, rationner sa consommation est une conséquence d’échecs successifs pour arrêter. Après quelques heures ou quelques jours d’abstinence, l’utilisateur se dira quelque chose de semblable :
“Je n’arrive pas à dormir sans payer une visite à mon harem en ligne, donc à partir de maintenant je n’utiliserais de porno qu’une fois tous les 4 jours ou alors je supprimerais ma collection de porno déviant. Si j’arrive à suivre ce régime, je peux alors le maintenir ou alors tenter de rationner encore plus."
Des choses terribles se produisent alors :
Ils sont coincés entre le pire des deux mondes, toujours addicts au porno et maintenant le petit monstre vivant non seulement dans leurs corps, mais dans leurs esprits.
Ne vivent leur vie qu'à attendre leur prochaine session.
Avant de se rationner, à chaque fois qu’ils visitaient leur harem en ligne, ils allumaient leur navigateur et au moins pouvaient soulager leur manque. Maintenant en addition au stress normal de la vie, ils causent une souffrance causée par le manque pour la majeure partie de leurs vies, ce qui les rend encore plus misérables et de mauvaise humeur.
Avec cette indulgence, ils n’apprécient pas la majorité de leurs sessions ni ne réalisent qu’ils utilisent des stimuli supra-normaux. C’était automatique, la seule visite du harem en ligne qu’ils appréciaient était celle après une période d’abstinence. Maintenant qu’ils attendent une heure de plus entre chaque visite, ils “apprécient” chacune d’entre elles. Plus ils attendent, plus chaque session leur procurera de “plaisir”, parce que le “plaisir” tiré de chaque session n’est pas la session en elle-même, c’est la fin de cette agitation causée par le manque, qu’il soit physiquement perceptible ou mentalement fatigant. Plus la souffrance est longue, plus les sessions paraissent “appréciables”.
La première difficulté quand l’on arrête n’est pas l’addiction du point de vue neurologique, qui est l’aspect le plus simple à combattre. Les utilisateurs arrêtent sans soucis durant de nombreuses occasions : la mort d’un proche, des regroupements familiaux, des voyages d’affaires, etc... Ils passent 10 jours sans pornographie ni masturbation et cela ne les dérange pas le moins du monde. Mais s’ils passaient ces mêmes 10 jours dans une situation ou ils auraient pu accès à la pornographie, ils s’arracheraient les cheveux de frustration.
Beaucoup d’utilisateurs auront la chance de s’abstenir durant leurs journées de travail, et s’abstiennent, ils passent à côté de grandes tentations sans inconvénients. Ils s’abstiennent s’ils ont à dormir sur le canapé pour faire place à un invité, ou sont eux-mêmes invités. Même dans les bars à gogo et les plages nudistes, il n'y a jamais eu d’émeutes à caractère sexuel. Les utilisateurs sont presque heureux de savoir qu’ils ne vont pas pouvoir consommer de porno. En vérité, ceux qui veulent quitter tirent un plaisir secret de passer de longues périodes sans pouvoir visiter leur harem en ligne, espérant que peut-être un jour ils ne le voudront plus tout simplement.
Le vrai problème quand l’on veut arrêter est le lavage de cerveau, une illusion que quelque chose nous est dû et que ce quelque chose est bon, que le porno est une récompense et que la vie ne sera jamais aussi belle sans ça. Loin de vous éloigner du porno, le rationnement vous laisse dans un sentiment constant d’insécurité, vous convainquant que la chose la plus précieuse sur Terre est le dernier clip cochon que vous venez de louper, qu’il n’y a aucune chance d’être heureux sans l’avoir vu.
Il n’y a rien de plus pathétique que l’utilisateur qui a tenté de rationner. Souffrant de la désillusion que plus ils rationneront le porno, moins ils voudront en consommer. L’inverse est vrai, car moins ils regarderont de porno, plus ils souffriront des effets de manque et plus ils apprécieront le moment où ils relâcheront l’élastique et nourriront le petit monstre. Toutefois, ils remarqueront que leur catégorie favorite ne leur plait pas autant qu’avant. Mais cela ne les arrêtera pas, si les sites de vidéos X n’étaient dédiés qu’a une seule start ou une seule catégorie, aucun utilisateur ne les visiterais plus d’une fois chacun.
Difficile à croire? Quel est le pire moment de contrôle de soi que quelqu’un peut ressentir? Attendre quatre jours et après avoir un orgasme. Ensuite, quel est le moment le plus précieux pour un utilisateur qui suit un “régime de porno”? C’est exact, le même orgasme après avoir attendu quatre jours! Croyez-vous vraiment que vous vous masturbez pour apprécier un orgasme, ou l’explication la plus rationnelle est que vous avez besoin de supprimer les effets du manque sous l’illusion que vous en avez besoin?
Détruire le lavage de cerveau est essentiel pour supprimer les illusions liées à la pornographie avant que vous ne puissiez avoir cette ultime session précédant votre liberté. À moins que vous n’ayez supprimé l’illusion que vous appréciez cela avant que vous ne fermiez la fenêtre, il n’y a aucune façon de le prouver par la suite sans redevenir accro. Quand vous passez en revue vos sites enregistrés et vos images sauvegardées, demandez-vous où se trouvent le plaisir et la gloire là-dedans. Peutêtre croyez-vous que seules certaines vidéos sont de bon goût. Si c’est le cas, pourquoi perdre votre temps à regarder des vidéos d’autres catégories? Parce que vous en avez l’habitude? Pourquoi quelqu’un prendrait-il donc l’habitude de faire le bazar dans son cerveau et de se ruiner soi-même? Rien n’est différent après un mois, pourquoi une vidéo porno serait-elle différente?
Vous pouvez tester cela par vous-même, trouvez cette vidéo incroyable pour prouver que c’est différent. Ensuite, mettez vous un rappel pour regarder cette même vidéo un mois sans porno plus tard. Vous aurez presque entièrement les mêmes sensations que le mois dernier. Ce même clip sera différent après un événement social ou vous êtes mis à l’écart ou testé par un partenaire potentiel. Le raison étant que l’addict ne peut jamais être vraiment heureux si le petit monstre n’est pas satisfait.
Rationner ne fonctionne non seulement pas, mais est aussi la pire forme de torture. Ça ne fonctionne pas car au départ l’utilisateur espère qu’en réduisant leurs escapades habituelles ils auront de moins en moins envie de regarder du porno. Ce n’est pas une habitude, c’est une addiction. La nature de toute addiction est de vouloir toujours plus, pas de moins en moins. Donc, pour pouvoir se tenir au rationnement, l’utilisateur doit faire un usage excessif de volonté et de discipline pour le restant de ses jours. Arrêter complètement est donc bien plus simple et moins douloureux, il y a littéralement des dizaines de milliers de cas où le rationnement à échoué.
Le problème d’arrêter n’est pas l’addiction à la dopamine, qui est assez facile à supporter. C’est la fausse croyance que le porno vous donne du plaisir, croyance apportée par le lavage de cerveau déjà appliqué avant même que l’on ne soit tombé dedans pour la première fois, ce qui renforcera invariablement la future addiction. Tout ce que le rationnement fait est de renforcer cette idée, jusqu’au point où le porno domine leurs vies entièrement et les convaincs que la chose la plus précieuse sur Terre est leur addiction.
Le nombre très réduit de cas ayant réussi ont eu lieu via une période relativement faible de rationnement, suivi par le phénomène de la “flatline”. Ces utilisateurs ont arrêté malgré le rationnement, pas à cause du rationnement.. Tout ce que ça leur aura apporté étant de prolonger leur agonie, les essais échoués rendant les utilisateurs nerveux et encore plus convaincus qu’ils sont accros pour la vie. C’est généralement assez pour les faire revenir à leur rythme habituel de consultation du harem en ligne pour le plaisir et le soulagement, ou autre chose encore, tout cela avant le prochain essai, et ainsi de suite...
Cependant, le rationnement permet d’illustrer la futilité du porno, illustrant clairement que visiter le harem n’est pas appréciable après une période d’abstinence. Il faudrait vous cogner la tête contre un mur de briques (souffrir des effets du manque) pour que cela vous fasse du bien au moment où vous vous arrêtez. En conclusion, les choix disponibles sont :
Rationner à vie et souffrir d’une torture auto-imposée, ce que vous n’arriverez de toute façon pas à faire.
Vous torturer de plus en plus dans votre vie, ce qui est inutile.
Vous faire la meilleure des faveurs, et supprimer le porno définitivement.
L’autre aspect que le rationnement démontre est qu’il n’existe dans aucunes déclinaisons quelque chose comme une “séssion spéciale” ou une “visite occasionnelle”. Le porno est une réaction en chaîne qui restera pour toute votre vie à moins que vous ne fassiez un effort positif pour détruire cette réaction.
Rappelez-vous : Le rationnement ne vous causera que des ennuis.
Traduit par Delawarde